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| Archives PLUS du carnet nodal Pour accéder à chaque billet de la présente liste, cliquer sur son rang #xx correspondant. Ce billet #33 diffère par deux aspects : 1- accessible à partir du lien «Archive PLUS» affiché en permanence dans la colonne de gauche du carnet nodal et 2- sa mise à jour périodique : ( dernière mise à jour, le 2004-12-06 ) Rang Date Titre du billet
Par zero • 2004-03-16 11:43:10 Permalien | Ajouter un commentaire • carnet Absent depuis le 3 septembre, me revoici chancelant, énième victime de sa propre négligence quasi coupable face aux germes infectes qui transitent par Internet. Gare aux vilains virus et autres semblables bestioles onéreuses, conçus et propagés par malice, prouesse et revanche, ou intérêt voilé. L’usager terminal atteint peut s’imaginer acculé au pied de sa paranoïa, se demandant s’il n’y a pas en bout de ligne quelque méconnue complicité tordue de la part de quelques bons vendeurs experts en protection privée, qui se donneraient l’alibi d’un rôle de body-guard privé. Fiction qui mélange le meilleur au pire, un peu comme dans la vraie vie. Fin des jérémiades. Voulant récupérer maintenant le bout du fil ténu d’un carnet nodal vagabond et sans plan, jusqu’ici écrit au gré des lectures, découvertes ou envies du moment, je songe par exemple reprendre la notion d’empirisme déjà évoquée plus en mal qu’en bien. D’autant plus qu’en insistant sur l’inscription du corps(1) vivant dans un temps(2) irréversible, j’y ai sauté à pieds joints. Et pour deux raisons. D’abord je connais la notion en jeu sans vraiment parvenir à une appropriation spontanée, bien qu’elle me préoccupe depuis assez longtemps pour avoir inventé quelques libres suppositions à son sujet. Car j’ai tendance à soupçonner dans son étrangeté familière certains aspects inédits, ou mieux non encore lus. De quoi se raconter de petites histoires sur son compte. Ensuite, c’est la richesse, la vitalité tenace de cette tradition empiriste quasi incontournable qui frappe le plus, pour ne pas dire qu’elle intimide. À croire que peur et curiosité vont nourrir et menacer cette quête qui se veut pourtant gratuite et détachée, au fond. Restera par la suite à voir quels horizons entrebâillera sa revue sommaire, s’il y a lieu bien sûr. (1) index du mot corps ; voir les billets des : 12, 20, 25, 29 août, 3 septembre. (2) index du mot temps ; voir les billets des : 26, 28, 31 juillet, 15, 25, 27, 30 août, 2, 3 septembre. Par zero • 2003-09-19 11:49:31 Permalien | Ajouter un commentaire • carnet Un peu secoué par une perte de contrôle sur mon texte dès son enregistrement, puis du fait qu’il paraît en page d’accueil de Monblogue.com, j’ai envie d’examiner maintenant le double impact sur mes émotions. Fait banal, auquel tout carnetier est exposé. J’ignore cependant comment d’autres accueillent l’événement, n’ayant rien lu à cet effet. J’aimerais vider cette question, battre ce fer avant qu’il refroidisse, en vue d’en tirer des leçons pour moi, si possible. Ne serait-ce qu’en essayant d’identifier et canaliser les turbulences latentes. En regardant l’événement de face. Faire la chasse à d’invisibles fantômes levés de nulle part, qui s’agrippent furieusement après chaque exercice d’écriture : un Ghostblaster. Enregistrement. C’est pour moi chaque fois l’équivalent d’un premier plongeon dont la hauteur se mesure à la longueur du texte, au questionnement constant sur sa pertinence, tant qu’il n’est pas achevé, enfin au temps pris pour le composer, rédiger et corriger phrase par phrase réajustée durant son élaboration. Donc constamment remanié chemin faisant, parfois amorcé sans plan d’ensemble, jusqu’à ce que j’entrevoie une mise en forme : dans carnet miroir, c’était l’échappatoire du choix de 3 conditions générales, qu’il me restait à examiner. Ces opérations préalables d’écriture, comparables à l’accès au tremplin, drainent une somme d’énergie dont l’épuisement s’accompagne de l’impression d’avoir en main un brouillon plus ou moins inachevable, que je livre finalement en vrac à l’enregistrement, pour le meilleur ou le pire. Bref, je plonge les yeux fermés, sur l’impulsion d’un «advienne que pourra».
À la différence d’un plongeon réel, mon détachement du texte maintenant livré aux regards virtuels n’a pas l’effet d’une presque immédiate entrée dans l’eau réelle. Le délai d’attente du contact avec l’eau virtuelle est un temps d’émotion d’autant plus angoissant qu’éprouvé passivement et abstraitement. De quoi aura l’air mon produit. Comment sera-t-il reçu, s’il ne reste ignoré, ce que je souhaite parfois durant un instant. Comment saurai-je vraiment à quoi m’en tenir. Autant de questions laissées en suspend et qui se bousculent en moi tant que ballotte, dans la tombée vertigineuse, ce sentiment intérieur d’être en perte de contrôle d’un produit inachevé. Je sais que rien ne vaut une action de diversion pour échapper sur le champ à pareille obsession. Mais puisqu’elle revient au moment d’écrire à nouveau, j’ai choisi de l’aborder au plan réflexif, d’ailleurs déjà entamé dans carnet miroir. Ce détour réflexif, long et lent, m’est devenu familier. À quoi tient-il ? Je l’ignore encore; peut-être à des lacunes personnelles, à un narcissisme dégonflé. Je l’adopte, souvent à mon insu, pour aborder divers problèmes où je suis impliqué. Ce qui contrevient à un travail d’équipe où prévalent rendement et courts délais. Alors ce curieux trac, postérieur à l’action d’écrire, n’intéresse-t-il qu’une minorité ? Peut-être bien. Le contexte composite et les fragilités de chacun me semblent ici deux paramètres marqueurs, que je rattache aux points a) et b) du carnet miroir. Il se manifeste chez moi par une perturbation assez intense du processus de relecture à chaud d’un texte fraîchement enregistré. Au point que cette relecture est saccadée, ponctuée par divers scrupules, parfois fondés et parfois non fondés, dans la mesure où ils s’estompent quand le calme intérieur est rétabli, ce qui peut me prendre jusqu’à un jour ou deux. C’est long, trop à mon goût. Je dis scrupules. Devrais-je parler d’autoaccusation, d’un questionnement du soi précaire, mal assuré. Je vois là des ingrédients d’une attitude réfléchie, portée vers l’autoréférence psychologique ou tournée vers soi, qui ouvrirait des portes aux profondeurs d’un inconscient envahisseur anarchique étalé sur la place publique. D’où l’inconfort d’une perte de contrôle où je me sens déjanté. Pourquoi survient-elle à ce moment précis, durant la relecture, et non pas durant le processus d’écriture ? Je l’ignore encore. Mais je distingue là deux versants : la relecture, qui précède l’écriture. Si l’écriture en question est commandée indûment de l’extérieur, il peut y avoir stress, anxiété, beaucoup plus rarement angoisse ; car assez tôt je me désengage du contrat, trouvant la charge insupportable, ou identifiant enfin une surcharge, par prise de conscience plus tardive d’une incapacité à traiter tel sujet intimé. Quand la commande vient de moi-même, comme dans le cas présent, je me sens plus libre d’en accommoder le traitement aux ressources du moment. L’écoulement de l’écriture ressemble alors à l’eau qui s’infiltre là où cède la résistance. Selon la loi d’un moindre effort. Ou bien elle s’accumule, jusqu’au prochain déversement d’écriture. C’est pourquoi j’adopte sans réserve le terme téléversement, déjà proposé par la Grande Rousse. Quant aux deux versants, je sais qu’il m’est relativement facile de commenter, peut-être même trop, et compte me modérer un peu, sauf si je vois qu’on m’interpelle. Parce que je me dis qu’un commentaire libre peut être reçu comme une intrusion qu’on n’ose pas signaler comme telle, surtout quand il reste sans réplique. Mais j’ignore encore ce que ça fait de voir mon texte commenté sous divers angles. On ne commente pas mes textes jusqu’ici, tout en me rendant compte qu’on est parfaitement libre de choisir quand et où s’adresser. Et je préfère de loin la liberté à la quémande. Et puis, à moi de varier mes entrées, d’arrêter de tourner en rond. Bon, ça me suffit comme ça. ;)
Parution en page d'accueil. Cet événement ajoute un mini-cran majeur aux perturbations précitées, parce qu’il est leur finalité naturelle. Dans la métaphore du plongeon, je le compare à l’entrée sous la surface de l’eau, ce qui est pour moi une volupté. Reste à voir, comment sera accueilli le plongeon. Je dis plongeon et non pas plongeur. Pour moi, la carte est au terrain ce que le texte est à son auteur, en chair et en os. Cette distinction explique pourquoi certains carnetiers tiennent à contacter le terrain, quand sa cartographie leur plaît. Entre humains, cette rencontre suppose au mieux un double et libre consentement. D’autres, moins curieux, se satisfont des contacts à distance, par le biais d’antennes fureteuses, sans plus. C’est mon cas. Les deux options méritent à mon avis un égal respect. Et de fait, tous les écrivains ne se prêtent pas aussi aisément à passer de l’écriture aux paroles en direct ou à l’écran. On aime ou pas, à la discrétion de chacun. On peut aimer l’œuvre et pas l’auteur. Ou l’inverse, l’auteur et pas l’œuvre écrite. Place aux nuances.
Par zero • 2003-07-31 13:13:18 Permalien | 4 commentaires • carnet, Réflexions Pourquoi ce carnet? Simple défi personnel à relever. Il s’agit de produire, ranger, classer des entrées le plus souvent tirées de lectures faites au gré de l’air du temps qui passe et de voir au jour le jour si elles peuvent tenir la route. Et pourquoi ‘carnet nodal’? Selon un dico, nodal: «Adjectif relatif aux nœuds acoustiques d’une corde ou d’une surface vibrante». Dans un autre, tissu nodal: «Tissu du myocarde renfermant les nœuds cardiaques, à l’origine du fonctionnement automatique du cœur». Alors l’expression carnet nodal amalgame ces deux définitions. Son tissu d’abord langagier est ponctué de mots sonores grammaticalement rythmés, porteurs des sens qu’ils prennent dans leur contexte propre. Tiens, je reviendrai peut-être un autre jour sur ce thème à peine entrevu ici, afin de pousser d’un cran son exploration, dont le champ reste ouvert à la libre discussion. Par zero • 2003-07-26 12:51:55 Permalien | 2 commentaires • carnet |
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